Epuisement professionnel Burnout


Le plan Santé au travail

La santé au travail n'est pas un sujet à la mode dont il faut minimiser l'enjeu

Les entreprises doivent s'interesser aux origines et facteurs du stress et des divers risques psychosociaux au travail pour les traiter efficacement en conduisant une politique de prévention, en sensibilisant les acteurs concernés. Elles doivent agir en ce sens afin de trouver des solutions qui renforceront la qualité au travail, source de performance dans son organisation.

Plan santé au travail 2018-2022

Selon le Conseil d’Orientation sur les conditions de travail (COCT) qui est placé auprès du ministre chargé du travail, les risques psychosociaux sont les risques de la santé mentale, physique et sociale, engendrés par les conditions d’emploi et les facteurs organisationnels et relationnels (situations de mal-être, de causes très variées : surcharge de travail, contraintes excessives de temps mais aussi pertes de repères, difficultés à trouver du sens au travail, conflits de valeurs…) et susceptibles d’interagir avec le fonctionnement mental.

Parmi les actions de prévention évoquées dans ce plan 2018-2022, l’action de « Renforcer l’accompagnement des victimes du syndrome d’épuisement professionnel » est citée comme une nécessité.

Les autres objectifs du PST 2018-2022:

  • Mettre en place une politique globale de santé et de qualité de vie au travail dans l’ensemble des milieux professionnels publics et privés.
  • Développer la prévention en milieu professionnel dans une approche globale de la santé en améliorant la coordination des acteurs, en développant l’utilisation du volet professionnel du dossier médical partagé, en intégrant mieux les services de santé au travail dans le parcours de santé et en renforçant la prise en compte de la prévention des risques professionnels dans la formation des futurs salariés et dirigeants des entreprises.
  • Coordonner l’offre proposée par les acteurs de la prévention des risques professionnels sur le champ des risques psychosociaux pour mieux accompagner les entreprises et tester de nouvelles démarches de prévention de ces risques en entreprise.
  • Améliorer la prévention et la prise en charge précoce des troubles musculo-squelettiques en entreprise et des risques liés aux manutentions manuelles notamment dans des secteurs d’activité particulièrement concernés comme celui de l’aide et des soins à la personne.
  • Promouvoir le télétravail en raison de ses impacts positifs sur la santé des personnels, la qualité de vie au travail, la productivité et sur l’environnement compte tenu de la réduction des déplacements.


Plan santé au travail 2015-2019


La première orientation, désignée comme « orientation stratégique fondamentale », entend faire de la prévention des risques une priorité, en rupture avec la logique prédominante fondée sur la réparation.

3 objectifs sont fixés à cet effet :

  • Valoriser la prévention, notamment en démontrant que les investissements dans la santé et la sécurité au travail sont rentables pour les entreprises.
  • Développer la culture de l’évaluation des risques, notamment par le biais du document unique qui doit devenir un outil dynamique dans les PME et les TPE et non une simple formalité régle­mentaire.
  • Conduire une politique globale, reliant le travail et la santé.

La deuxième orientation concerne l’accompagnement des salariés et des employeurs dans la prévention de la « désintertion professionnelle » pour raisons de santé (restriction d’aptitude ou inaptitude) et le maintien dans l’emploi. Pour ce faire, plusieurs objectifs sont fixés :

  • Agir de façon préventive sur les conditions de travail et l’employabilité, en utilisant plusieurs leviers comme la GPEC, la formation ou encore la mise en place de négociations globales telles que permises par l’ANI du 19 juin 2013 sur la qualité de vie au travail.
  • Développer une offre coordonnée en faveur du maintien en activité. Le nouveau conseil en évolution professionnelle pourrait être utilisé dans cette optique de prévention de la désintertion professionnelle.

La troisième orientation consiste à accompagner les entreprises dans leur démarche de qualité de vie au travail. L’Anact (Association nationale pour l’amélioration des conditions de travail) sera ainsi mobilisée pour sensibiliser et (in) former les acteurs des entreprises, en particulier des PME. Des outils méthodologiques seront également élaborés. Il s’agira en outre de valoriser et de diffuser les bonnes pratiques (télétravail, gestion des TIC, conciliation vie privée-vie professionnelle, etc.).

La quatrième orientation vise à simplifier les règles de prévention pour en renforcer l’efficacité et l’effectivité en vue d’une plus grande protection des salariés, notamment dans les PME/TPE. Seront ainsi recensées et analysées les situations concrètes de complexité administrative et normative qui nécessitent une adaptation de certaines règles, sans pour autant affaiblir les exigences en matière de prévention des risques.

La cinquième orientation porte sur la priorisation de certains risques pour renouveler la prévention d’accidents et de l’usure professionnelle. Sont visées trois catégories de risque : les risques récurrents (agents CMR, chutes, RPS), les risques émergents (nano-technologies) et ceux multifactoriels (pratiques addictives, maladies cardio-vasculaires).

La sixième orientation consiste, pour sa part, à rassembler et à mettre en perspective les données de santé au travail pour aboutir à un système d’informations plus lisibles, partagées entre tous les acteurs, et davantage mises au service de l’action en matière de prévention.

La septième orientation entend améliorer la complémentarité opérationnelle des acteurs de la santé au travail pour renforcer l’efficacité de l’action publique et privée dans ce domaine.